La Vierge de la nouvelle église

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Vierge de la nouvelle église de VenellesDébut juillet 2013, une grande statue de Marie prend place auprès des anges devenus familiers. Toute blanche, classique vue de loin, elle mérite un regard interrogateur : Marie présente l’Enfant Jésus qui tient dans ses mains un calice, non pas le monde en réduction, ou les saintes écritures, comme cela est traditionnel. L’origine de cette statue, venue de la Chartreuse Notre Dame (à Reillanne, près de Banon) nous est donnée par ce document fiable, écrit par l’une des religieuses de l’abbaye. Voici l’essentiel de sa réponse à nos interrogations.

Mère Prieure me demande de répondre à votre lettre du 28 juin :

La statue de Marie sur laquelle vous nous interrogez est vénérée en Chartreuse sous le nom de Notre Dame du Précieux Sang.

Vierge de la nouvelle église de VenellesLes Chartreux, plus au siècle dernier qu’actuellement, ont vénéré le Précieux Sang, sans pourtant l’introduire dans leur liturgie, à la différence de la liturgie universelle qui avait institué une fête le 1er juillet (supprimée à la suite du Concile Vatican II). C’était une dévotion largement répandue, comme le Saint Nom de Jésus, les Cinq Plaies, le Sacré Cœur. Et la statue dont vous avez une copie a été conçue par un membre de l’Ordre et réalisée par un artiste (non Chartreux je crois). Elle a été bien accueillie dans l’ensemble des Maisons de l’Ordre. On a voulu, je pense, signifier que le sang de Jésus versé sur la croix et actualisé en chaque eucharistie est le sang qu’il a reçu uniquement de la Vierge Marie. Elle est représentée comme une très jeune fille aux lignes pures et transparentes. Aussi Marie est la Mère, elle donne son enfant et son sang (sa vie) inconditionnellement. Elle se donne elle-même, elle est notre Mère.

Vierge de la nouvelle église de Venelles

Parmi les multiples vocables adressés à la Vierge Marie (voir par exemple l’Hymne acathiste des Orthodoxes), on peut conserver cette finale, pour la Vierge de la nouvelle église « Elle se donne Elle-Même, elle est notre Mère ».

Annick Rousseau

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