Coup d’œil… sur un Noël tout en poésie, en suivant Marie Noël

Marie NoëlAujourd’hui encore la belle œuvre littéraire de Marie Noël (1883-1967) est injustement méconnue. L’humble petite femme de province (Auxerre, sa ville), trop souvent représentée en sa vieillesse, reste malgré le temps qui passe prisonnière de préjugés tenaces. On dénonce chez elle une écriture poétique dépassée, surannée, abordant des thèmes un peu mièvres… qui plus est, le plus souvent en alexandrins ; des chansons un peu faciles contant la beauté de la nature, des oiseaux et des prés ; les âges de la vie, que la mort interrompt. Et puis ces pages dures, vers ou prose marquées au sceau d’une vision parfois tragique du christianisme, quand l’ordre attendu de l’amour de Dieu est traversé par le glaive d’une écriture sans concession ; ce sont alors des révoltes, des sommations adressées au Dieu tout puissant. Une attitude choquante pour bien des lecteurs qui abandonnent de telles pages.

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Coup d’œil… sur les jeux d’antan pour la Noël

Il est sûr et certain, pour un chrétien du moins, que le sens de la fête de Noël réside dans la venue du Verbe de Dieu en notre monde. Chose inouïe qui incline à la piété et au sérieux, témoin la crèche traditionnelle, lieu d’une réjouissance profonde pour ceux qui comprennent. L’Enfant Jésus y sourit sur l’insupportable paille, les bras ouverts pour porter selon le plan du Père le salut aux hommes ; à tout homme. Mais il est sûr, tout autant, que la fête religieuse de Noël, sur un registre plus prosaïque et largement désacralisé, évoque aujourd’hui tout un monde de jouets, un univers scintillant d’objets sophistiqués, du plus inutile au plus éducatif.

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Ile de la Réunion
Bloc-notes d’Annick 2017

C’est peu dire que le voyage de nuit en avion est fatiguant. Pour ceux qui ne dorment pas, le corps chahuté en tous sens est toujours en position assise dans des sièges exigus ; la ceinture de sécurité en plein estomac, presque en plein cœur, cela relève davantage du cauchemar que de l’exaltation fébrile du voyage. Mais, escale à Orly ou non, il faut bien traverser, là-haut sur la couche des nuages, les10 000 kms qui séparent la métropole et l’île française de la Réunion : île du bout du monde, française depuis longtemps, après une longue histoire d’appropriations et de désappropriations, du temps où l’inconnu des terres était nommé par le premier occupant, et toujours convoité par diverses puissances.

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« Soumission » de Houellebecq

Parce que le mot Islam a pour traduction soumission en français Malgré tout le tapage autour de ce livre, sorti comme par un fait exprès en plein cœur des événements tragiques du 11 janvier 2015[…]

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